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La Santé
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Santé,
bien-être et soins |
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Le mot
« Santé » – Introduction à la notion de santé |
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Cette
page sert de support à l'introduction de la formation Codina
sur
« La santé par les produits cosmétiques et diététiques naturels
» |
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Introduction |
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La
définition du mot « santé » est devenue inutile, car son utilisation
fait l’objet d’une dérive permanente et le mot que nous prononçons
n’est pas perçu correctement par la personne qui l’entend.
Comment
est employé le mot santé aujourd’hui ?
Pour
l’administration, le Ministère de la Santé est en fait le ministère
des soins, de la maladie, de la sécurité sociale.
Les professionnels de santé sont des personnes qui soignent les
maladies et administrent les traitements.
Les aspects « médical » et « soins » sont omniprésents. On ne se
comprend plus car on nous vole le sens des mots.
Prenons
un autre exemple.
Le service « Qualité » d’une entreprise ne juge pas de la qualité
d’un produit, mais de sa conformité avec des règles, des normes,
souvent éloignées de la bonne qualité réelle (à notre sens) d’un
produit. Le service « Qualité » d’un industriel de la cosmétique
estime qu’une huile raffinée avec moins de 1% d’acidité et contenant
un anti-oxydant correspond à ses normes qualitatives. Elle est
acceptée. Nous pensons au contraire qu’il faut préférer une huile
vierge, même avec un certain degré d’acidité et nous estimons
que la qualité réside dans la non-tranformation de l’huile, son
non-raffinage. Nous refusons les huiles raffinées lorsque nous
pouvons les obtenir par pression mécanique, sans raffinage ultérieur.
Encore un exemple d’un mot déformé, d’une dérive marketing pour
faire admettre qu’industriel = qualité.
Ce
décryptage permanent est important car il nous permet de rester
en veille contre la vague d’idées reçues et d’expressions toutes
faites qui nous empêchent de nous concentrer sur ce qui est essentiel
pour notre santé.
Mais
revenons au mot « santé » : le mot santé à l’origine définit la
bonne santé. Dans la langue familière, « avoir la santé »,
c’est être en très bonne santé. Déjà le latin parlait de « Mens
sana in corpore sano », un esprit sain dans un corps sain. L’adjectif
sain est clair. Il n’y a pas de bon « sain » et de mauvais « sain
» Si nous insistons sur cette notion, c’est qu’elle sous-tend l’ensemble
de notre philosophie. La situation normale de l’individu est celle
de la bonne santé. Nous allons décrire des situations, des exemples
correspondant à ce que doit être un bon fonctionnement de notre
corps. C’est en prenant conscience de ce qu’est la « normalité »,
que l’on va réagir à ce qui est a-normal. Lorsque que des
premiers signes, l’apparition de symptômes nous semblent inhabituels,
nous devons nous poser la question « qu’est-ce qui ne va pas ? »
et « pourquoi ? » avant de rechercher un produit pour éliminer ces
symptômes. Les anglais disent « listen your body », écoute ton corps…
Nous sommes dans les fondements de l’approche de la naturopathie
et de toutes les médecines douces.
La
première rougeur du coup-de-soleil est un « warning ». Attention,
tu t’es trop exposé… Le meilleur des remparts contre les UV n’est
pas un écran, c’est de ne pas s’exposer.
La
formation dispensée dans ces cours abordera le corps sous l’angle
de cette bonne santé et du meilleur moyen de la conserver.
Notre approche sera celle du bon sens, mais n’oublions pas qu’il
faut apprendre à se défaire de nos habitudes. Encore une fois, la
pression médiatique que nous subissons déforme tellement les problèmes
qu’il n’est pas évident de revenir à des raisonnements simples.
Prenons
un autre exemple que nous développerons avec les huiles végétales.
Comment expliquer à une personne qui cherche à prendre de l’huile
de bourrache, que le geste de bon sens est celui de verser une
huile de bourrache vierge dans une cuillère, puis d’avaler la
dose au lieu d’acheter une gélule et d’avaler de la gélatine qui
enveloppe un produit qui a fait trois fois le Tour de France ?
Que
ce soit pour nous-mêmes ou pour notre entourage, il faut garder
à l’esprit que ce retour en arrière est souvent nécessaire. Il faut
d’abord gommer nos réflexes quand ils nous ont été inculqués sans
raison, sans logique.
Nous
allons donc essayer d’utiliser des concepts clairs, des mots simples
après les avoir définis.
Ce
texte est en partie résumé dans la page « Comprendre » du site de
santé de Codina
http://www.cosmétique.org
Nous
allons employer les mots "structure" et "éléments"
pour parler du corps humain.
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Définitions |
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Elément
: chaque partie d’un tout
Structure
: ensemble des éléments rendant le tout cohérent avec une idée de
construction raisonnée, de logique.
Eléments
de structure : partie des constituants dont le corps a absolument
besoin. Ils sont dits « essentiels » lorsque le corps ne sait pas
les fabriquer.
Produits
de soins : éléments qui ne sont pas essentiels, mais qui aident
le corps à se prémunir ou à guérir ou simplement à faciliter notre
relation physique avec l’environnement. Le corps peut les connaître
car ils existent déjà dans sa structure ou ne pas les reconnaître.
S’il ne les reconnaît pas il peut les accepter ou les refuser. En
les refusant, les rejetant, il peut avoir une réaction normale de
défense ou il peut aussi avoir une réaction disproportionnée, c’est
l’allergie.
Un
exemple : j’utilise un shampooing aux silicones (80% des shampooings
contiennent des silicones). Mes cheveux sont soyeux et bien démêlés.
Si le silicone pénètre dans mon corps, mon corps ne le reconnaît
pas. D’origine pétrochimique, le silicone n’est pas le bienvenu.
Est-il néfaste ? Non à court terme, mais quelle conséquence quant
à son accumulation ? Personne ne peut le dire aujourd’hui. Si,
au contraire, j’utilise un savon saponifié à froid comme shampooing.
Le savon va assurer le nettoyage, la glycérine empêche l’agression.
Le corps connaît-il ces produits ? Bien sûr puisque le pancréas
produit une enzyme spécialisée, la lipase « qui émulsionne les
graisses, c’est-à-dire les réduit en fines gouttelettes plus assimilables,
puis les saponifie, c’est-à-dire les dédoubles en glycérines et
en acides gras » (Manuel d’agriculture T. Genech de la Louvière
-1938)
Métabolisme : ensemble des réactions qui se produisent dans
l’organisme pour
- décliner
les nutriments en corps de plus en plus complexes,
- synthétiser
les éléments nécessaires à la structure,
- extraire
l’énergie ou en produire,
- assurer
la circulation
- et
gérer l’information nécessaire à cette logistique.
Chaque
transformation est organisée, contrôlée par les enzymes, aidées
par des catalyseurs qui sont souvent les oligo-éléments.
Eléments
de structure
Les
éléments de structures sont les produits dont notre corps a absolument
besoin pour maintenir un « terrain » en bon état, une bonne santé,
une capacité naturelle à répondre à de nombreuses agressions ou
situations agressives de l’environnement. Les éléments essentiels
de la vie sont :
- l’eau,
- l’air,
- les
acides aminés,
- les
acides gras essentiels,
- les
vitamines
- et
les oligo-éléments.
Nous
reverrons en détail au cours de l’année plusieurs de ces éléments,
mais nous pouvons déjà dire qu’il faut :
- s’aérer,
s’oxygéner et éviter la pollution de l’air autant que faire se
peut
- boire
de l’eau aussi naturelle que possible (pas facile),
- avoir
une bonne hygiène de vie avoir une alimentation équilibrée qui
satisfait nos besoins en acides aminés (constituants des protéines
ou protides),
- avoir
une bonne nutrition qui nous apporte la plupart des vitamines
et des oligo-éléments qui sont contenus dans les fruits et les
légumes frais.
Dans
la plupart des cas, même avec les personnes pensant suivre ces règles
d’hygiène alimentaire, le problème vient des certains acides
gras essentiels que nous ne trouvons plus dans l’alimentation
et qui permettent au corps de bien fonctionner. Les acides gras
(lipides) sont donc le maillon faible et nous aurons un cours spécifique
sur les acides gras essentiels. Le problème des corps gras est un
des problèmes les plus mal perçus. Encore aujourd’hui les campagnes
officielles de publicité ne font pas de différence entre le bon
et le mauvais gras.
Ceci est dramatique, car nous avons besoins des acides gras essentiels.
Même bien informé, le consommateur continue à se culpabiliser devant
une tartine de vrai beurre et une bonne huile de cameline ou de
chanvre riche en omega 3. Et pourtant, ce sont bien ces omega 3
qui constituent la structure des membranes de toutes nos cellules
« et conditionnent les fonctions cellulaires cruciales pour notre
santé »*, ces carences se répercutent sur l’ensemble des organes
de notre corps et affectent aussi la peau.
*
Dr Michel de Lorgeril « Le pouvoir des omega 3 » Editions Alpen
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La structure
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La
structure permet au corps de bien fonctionner. Les homéopathes ou
les naturopathes parlent d’un « terrain » favorable. Cela comprend
une excellente qualité des éléments de structure, permettant un
métabolisme complet. De nombreux organes sont d’une complexité inouïe.
Les
chercheurs financés par les laboratoires doivent présenter des
résultats permettant de payer ces études, donc d’être utiles pour
soigner. Ils concentrent donc leurs travaux sur les possibilités
de contrecarrer les pathologies, mais jamais de les éviter. La
prévention n’est pas rentable dans notre système économique actuel.
Nous allons très loin dans la recherche sur la guérison de nombreuses
maladies (tant mieux), mais on en arrive à délaisser l’étude du
métabolisme normal. Ce qui se passe dans l’intestin, dans le foie,
dans le pancréas est d’une complexité infinie.
Il ne reste aux personnes sensées que la possibilité d’attirer
l’attention sur les causes environnementales. Or il serait fondamental
de continuer à étudier la vie normale, la biologie normale. Il
faut donc se contenter de défendre ce que nous savons déjà à travers
l’histoire de la médecine qu’elle soit scientifique ou appuyée
sur la tradition et espérer que des personnes influentes puissent
faire bouger les limites du système actuel. Voir l’intervention
du Professeur Belpomme à la réunion de l’Alliance pour la santé
», malgré la mauvaise qualité technique de la prise de vue et
de son
http://www.alliance-pour-la-sante.com/web-tv-de-lalliance.html
On
peut se résumer en replaçant les différentes médecines comme suit
:
-
L’homéopathie agit sur le terrain,
- l’acupuncture
ou la médecine ayurvédique tient compte des flux d’énergie,
- l’oligothérapie
facilite le métabolisme.
Il
y a donc le moteur à la base avec tous les organes, les carburants
conformes au moteur et le bon fonctionnement du moteur, son métabolisme.
Ensuite,
nous avons aussi besoin d’une bonne capacité de réaction représentée
par notre système immunitaire. Notre système est tellement complexe
qu’il est régulièrement agressé. Normalement, il sait se défendre.
Les globules blancs sont nos soldats. En cas d’agression extérieure
caractérisée, l’armée se met en ordre de marche. Nos métabolismes
agissent en harmonie mais ils le font d’autant plus efficacement
que notre « terrain » ne manque pas d’éléments de structure.
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Le dérèglement
de la structure |
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La
personne qui ne décèle pas les signes avant coureurs d’une pathologie,
en arrive à ressentir, subir les symptômes de la maladie. Les symptômes
sont les manifestations extérieures du trouble.
Une
fois le dérèglement installé, nous pouvons contre-attaquer directement
l’agresseur et pour résister à une agression microbienne, bactérienne
ou virale, nous pouvons, avec l’aide de notre médecin, utiliser
des médicaments. Ils entrent dans la définition des produits de
soins. Ils vont venir compléter l’action de nos globules blancs.
Dans le même ordre de logique, nous pouvons utiliser l’aromathérapie
car les molécules olfactives des huiles essentielles vont jouer
le rôle de mercenaires appelés en renfort pour lutter contre les
envahisseurs. Les huiles essentielles agissent différemment des
médicaments chimiques, même si leur action est, pour nous, de même
nature. Il faut d’ailleurs être suivi par un bon médecin aromathérapeute
pour les manipuler, ou se former à l’aromathérapie. Elles offrent
l’avantage d’être beaucoup mieux supporter par le corps.
Nous
pouvons aussi essayer de stimuler nos défenses avec l’homéopathie
(terrain) et l’oligothérapie
(métabolisme). Voila pourquoi il est important de faire la différence
entre ces différents moyens d’actions.
Un
exemple avec l’introduction de l’huile essentielle de tea tree
dans un savon. C’est en raison de l’action antiseptique du tea
tree que nous conseillons cette application. Le savon nettoie,
mais il sert de support de vecteur à un produit de soins : le
tea tree
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La structure
et les acides gras essentiels |
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Les
acides gras sont vitaux. Ils proviennent principalement des graines
oléagineuses ou des fruits secs. Certaines exceptions comprennent
les corps gras contenus dans la pulpe de certains fruits (comme
l’avocat ou le fruit qui donne l’huile de palme).
La
fonction chlorophyllienne, grâce à la photosynthèse, transforme
l’énergie lumineuse en énergie chimique pour former nos corps gras,
ces longues chaînes de carbones que sont les triglycérides.
Le
corps sait transformer les éléments de structure, les acides gras
essentiels, en de nombreuses combinaisons. Des enzymes spécialisées,
les élongases, transforment et allongent ces chaînes de carbones
qui de plus en plus longues et complexes, vont participer à l’ensemble
des mécanismes, des métabolismes.
«
La membrane cellulaire est constituée d’une double couche de phospholipides,
issus du métabolisme des triglycérides »**. Appliquer sur le peau
un corps gras riche en acides gras essentiels, c’est s’assurer
que ces chaînes vont venir prendre leur place dans la paroi des
cellules de l’épiderme et améliorer la fluidité membranaire. **
Dr Max ROMBI, « La peau de la vie », Editions Romart.
Ce
sont les chaînes de carbone appropriées, mises en place dans les
parois des cellules, qui assurent la fluidité de la membrane cellulaire
et permettent une meilleure circulation des agents d’informations,
notamment les protéines.
Par
contre et pour bien comprendre ce chapitre, il faut distinguer un
corps gras qui va nous apporter un élément de structure et un corps
gras qui sert de vecteur à un produit de soins.
Un
exemple : j’ai la peau sèche et le vendeur de la parapharmacie
ou mon magazine santé me conseille de l’huile de bourrache et
de l’huile d’argan qui sont toutes deux utilisées pour les peaux
sèches. En réalité, l’huile
de bourrache va apporter de l’acide gamma linolénique, une
acide de la famille des omega 6, qui n’est pas essentiel, mais
qui manque très souvent chez la femme, non seulement pour ses
problèmes de syndrome prémenstruel, mais aussi pour beaucoup d’organes
comme les parois veineuses et bien sûr pour les cellules de la
peau, ce qui occasionne souvent une sécheresse de la peau. Par
contre, l’huile
d’argan est riche en vitamines E. Elle participe à la lutte
contre les radicaux libres, facteurs de vieillissement, de peau
qui tire et donc de sécheresse de la peau. En comprenant cette
différence entre éléments de structure et produits de soins, en
comprenant l’action de ces deux ingrédients et en se connaissant
on pourra mieux se traiter et par exemple compléter l’action de
l’huile de bourrache par une cure interne de bourrache ou au contraire
compléter l’utilisation de l’huile d’argan avec une crème à l’argan.
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Question
pour les élèves |
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Quelle
est la différence entre les produits dont nous nous servons pour combler
nos carences et les produits de soins ? |
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Format
imprimable en PDF |
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